"L'étude d'impact" de BISON est BIDON !

 

Une étude d'impact d'une activité industrielle est une étude technique qui vise à apprécier

les conséquences de toutes natures, notamment environnementales d'un projet pour tenter

d'en limiter, atténuer ou compenser les impacts négatifs.

 

Si on doit qualifier l'étude d'impact du projet BISON sur les riverains de GUDMONT-VILLIERS, étude sous la responsabilité de DERICHEBOURG, on hésite entre :

Incompétence ou mensonges ?

 

Visuel 250 fois

 

DERICHEBOUG pour le projet BISON à GUDMONTa imprimé ce visuel au bas de la page 6 de son dossier de présentation :

 

http://www.villesurterre.eu/images/stories/Gudmont-Document-11-pages-du-rapport-2014-2015-small.pdf

 

Ce n’est que de la com. Cette affirmation n’a rien de scientifique.

 

Inférieur à 250 fois quelque chose, c’est pour montrer que c'est insignifiant.

 

Regardons de plus près : DERICHEBOURG annonce des rejets inférieurs à 250 fois la

limite réglementaire annuelle d’exposition, qui est de 1 milliSv/an, soit 1000 microSv /an.

D’où : 1000 divisé par 250 = 4 microSv /an - (même un élève de primaire de l’Ecole de DONJEUX sait diviser 1000 par 250) - Alors pourquoi avoir dit, dans la salle de la mairie de GUDMONT, lors de la réunion d’information secrète du 30 septembre, vers 19 h : « l’impact calculé de BISON, c’est 0,9 microSv/an pour un adulte à proximité du site - puis: un promeneur qui passerait 3 heures tous les jours sur le chemin de halage recevrait 28 microSv/an – ce qui correspond à 15 jours en Bretagne ? »

 

Pourquoi l’avoir clairement dit à la Presse locale le 5 octobre à JOINVILLE, et écrit, page 9, dans le Dossier de presse remis aux journalistes :

 

http://www.villesurterre.eu/images/stories/Gudmont-161005-Dossier-Presse-

DERICHEBOURG-Joinville.pdf

 

Visuel 1000 - 0,9 - 28

 

Question : si c’est 0,9 microSv/an, 1000 divisé par 0,9 = 1111 fois ! – c’est différent de 250 fois ! Alors, pourquoi annoncer 250 fois si c’est 1111 fois ?

 

Incompétence ou mensonges ? Que nous cache DERICHEBOURG ?

 

Nous pensons, nous, que tous ces chiffres sont bidon - que les études d’impacts, c’est du grand n’importe quoi, et qu’on fait dire aux chiffres ce que l’on veut. Il suffit de choisir le bon scénario.

 

A titre de comparaison, prenons l’impact de l’Usine AREVA à LA HAGUE. On lit, au paragraphe 6.2 Impact 2015, de la page 73 de :

 

http://www.areva.com/activities/liblocal/docs/BG%20aval/Recyclage/La%20hague/2016/Rapport-Environnement-LH-2015.pdf

 

Visuel l’impact des rejets

 

Pour l’agriculteur à DIGULLEVILLE, c’est 12,8 microSv/an.

Pour le pêcheur de GOURY, c’est 5,7 microSv/an.

Alors que pour le promeneur de GUDMONT, c’est 28 microSv/an.

 

Le projet BISON de DERICHEBOURG à GUDMONT aurait un impact de 2 à 5 fois supérieur

à celui de l’usine d’AREVA à LAHAGUE ?

 

Alors que LA HAGUE est l’usine nucléaire la plus polluante au monde de par ses

autorisations de rejets et ses rejets réels. (les chiffres sont d'ailleurs publiés dans le-dit

dossier) Rappelons que cette usine a été implantée au bout d’une presqu’île pour « faciliter » les rejets liquides dans l’océan et les rejets aériens par les vents marins.

 

Ces rejets sont autorisés, avérés, et mesurés. (voir les mesures de la CRIIRAD et de

l’ACRO)

 

Alors, quelle est la réalité de l'irradiation, de la contamination à venir à GUDMONT ?

Comment voulez-vous que l’on fasse confiance à DERICHEBOURG ?

De qui se moque-t-on ?

 

Nous exigeons que l’étude d’impact de DERICHEBOURG soit publiée

dans les plus brefs délais. En cas de refus, nous ferons appel au HCTISN, Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire.

 

Pour aller plus loin

 

Si les chiffres de l’impact d’AREVA sont confirmés au paragraphe 8.6, à la page 92 du même rapport :

 

Visuel 8.6 Impact…

 

La comparaison LA HAGUE / GUDEMONT n’est pas facilitée, du fait qu’AREVA, ici, ne compare pas son impact à la limite réglementaire annuelle d’exposition, mais à la radioactivité naturelle locale.

 

Mais on peut faire ce calcul : En admettant que la radioactivité naturelle locale est de 2400 micro Sv/an, 300 fois moins que 2400 = 8 micro Sv/an, et si on compare ces 8 micro Sv/an

à la limite réglementaire annuelle d’exposition : 1000 micro Sv divisé par 8 = 125 fois.

 

Alors GUDMONT ne polluerait que deux fois moins que LA HAGUE ?

C’est quoi ce bordel ? (expression champenoise)

 

Nous sommes nombreux à penser que ces études d’impact sont vraiment bidon. C’est de la

com ! L’important pour les pollueurs c’est de pouvoir clamer :

  • 250 fois moins (pour DERICHEBOURG à GUDMONT)

  • 300 fois moins (pour AREVA à LA HAGUE)

  • 100 000 fois moins (pour l'ANDRA au CSA de SOULAINES)

 

Et effectivement, pour rire, mais en fait, c’est à pleurer, il faut citer l’étude d’impact du

Centre de Stockage de SOULAINES, (le CSA), là où ira justement une partie des déchets

traités par DERICHEBOURG à GUDMONT, l’ANDRA clame : 100 000 fois moins!

 

C’est publié sur le site de l’ANDRA :

 

http://www.andra.fr/andra-aube/pages/fr/menu4/le-csa/la-surveillance-de-l-

environnement/impact-radiologique-1112.html

 

L'impact radiologique du CSA en 2013 L'évaluation de l'impact radiologique cumulé des rejets liquides et gazeux du Centre sur la population s'appuie sur un groupe susceptible de recevoir la dose la plus forte. Ce groupe hypothétique, composé de personnes localisées au pont des Noues d'Amance sur le chemin départemental 24, est situé sous les vents dominants et en bordure de ruisseau.

 

En considérant des activités de type agricole, telles qu'elles sont pratiquées dans les

villages voisins et en supposant un fort niveau d'autarcie, ce groupe aurait reçu en 2013 une

dose de 0,00097 microSievert sur l'année ce qui est plus de 100 000 fois inférieur à la limite réglementaire (1 milliSievert par an) et donc à l'impact moyen de la radioactivité naturelle en France.

 

Bref : Une étude d’impact est une étude bidon !

Les chiffrages en milliSievert (une unité de mesure inventée de toute pièce dont on trouve

quantités de définitions différentes) ne sont qu’une affaire de communication pour faire

avaler les pilules...

 

Voir une définition officielle sur un site IRSN/ASN :

 

http://www.mesure-radioactivite.fr/public/spip.php?rubrique62

 

Mais c'est contrôlé par l'ASN, l'IRSN ?

 

Oui : BISON est une ICPE ( Installations Classées pour la Protection de l’Environnement),

BISON relève de la DREAL, Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et

du logement, mais parce que son activité concerne le nucléaire, elle est contrôlée par

ASN/IRSN.

 

L'ANDRA l'explique très bien :

 

https://www.andra.fr/andra-aube/pages/fr/menu4/l-andra-dans-l-aube/une-activite-encadree-

1082.html

 

Le problème c'est que l'IRSN, fournisseur captif de l'ASN, fait partie du lobby nucléaire !

Souvenez-vous, c'était l'objet de la NewsLetter-9 de l’Association LA QUALITE DE VIE, au titre provocateur :

L'IRSN de crime !

 

http://www.villesurterre.eu/images/stories/NewsLetter-09-160922-IRSN-de-crime.pdf