Le nucléaire atomisé à GUDMONT-VILLIERS

Le 6 juin 2017, l’annonce officielle a été effectuée à la fin de la séance du conseil communautaire de la Communauté de Communes du Bassin de Joinville en Champagne. En questions diverses, M. FEVRE déclare que la société DERICHEBOURG ne s’installera pas à Gudmont -Villiers, sans plus de précisions en espérant toutefois que cela ne soit pas trop loin.

 

 

Mme POUGET, maire de la commune concernée a ensuite pris la parole : « Que de temps perdu, d’énergie pour rien, alors le Bison va aller brouter ailleurs pour la plus grande joie de certains. Nous attendons avec impatience les fameux projets économiques sur la friche Lambert car la commune de Gudmont se meurt tout comme notre territoire et notre département vert mais bientôt désert ».  

Alors les élus ont fait cette annonce avec amertume. L’association GUDMONT-dit-NON, elle, se réjouit de l’abandon de ce projet et a joué son « rôle de lanceur d’alerte » comme l’avait souligné l’ancienne secrétaire d’Etat à la biodiversité Barbara POMPILI. Rappelons-le : les citoyens se sont opposés à l’implantation d’un site de traitement de déchets nucléaires dans le périmètre de protection du captage d’eau potable de commune, à moins de 100 m d’habitations, et à la menace de destructions d’emplois. La santé et l’environnement justifient cette mobilisation. Les stratégies industrielles ont cédé.

 

Combien de temps, d’énergie et d’argent dilapidés ? L’étude d’impact économique demandée par la communauté de communes a un modeste coût , il est de 7458 euros TTC ! Ses critères et conclusion sont attendus depuis avril, mais cette étude semble être tombée aux oubliettes.

 

Aux élus de cesser cette attitude attentiste, il est temps que ceux-ci cherchent à valoriser les atouts de notre département au lieu d’attendre l’argent facile du nucléaire. Il est temps d’associer la population à l’épineux problème de la gestion des déchets nucléaires. L’association GUDMONT-dit-NON reste vigilante et mobilisée. Désormais ses objectifs sont : la dépollution du site de la friche LAMBERT mais aussi la lutte contre la prolifération des sites nucléaires dans le nord du territoire. Nous ne voulons pas d’un désert nucléaire !